Editorial Décembre 2015, Denis LEFEBVRE



Laïcs vous dites ?  Mais que voulez vous dire ?


Bon regardons la définition : Est un laïc celui qui ne relève pas du clergé, notamment dans une société chrétienne. Dans l'Église catholique romaine, on désigne comme « laïc » les personnes qui, tout en appartenant au sacerdoce commun des fidèles, n'ont pas la responsabilité du sacerdoce ministériel.

Donc, au sein de l’Eglise catholique, nous avons tous un sacerdoce, de fidèle ou ministériel, nous sommes donc complémentaires dans le peuple de Dieu ; d’ailleurs notre Pape François nous le rappelle dans son discours lors de la Conclusion du Synode sur la famille : « le devoir du Pape est celui de garantir l’unité de l'Église, et celui de rappeler aux fidèles leur devoir de suivre fidèlement l’Évangile du Christ, et celui de rappeler aux pasteurs que leur premier devoir est de nourrir le troupeau que le Seigneur leur a confié et de chercher à accueillir avec paternité et miséricorde et sans fausse peur les brebis égarées ».

Aujourd’hui  les Chrétiens de France se disent préoccupés par la diminution du nombre de prêtres… et les religieux(ses)  nous disent qu’ils n’ont plus le temps ni les moyens de tout faire ! Oui c’est vrai, mais on devrait tout autant être inquiet par la diminution des laïcs qui fréquentent les églises. Des laïcs qui s’engagent dans l’Eglise. Des Laïcs qui ont le souci d’annoncer l’Evangile de Jésus auprès des frères déchristianisés de nos quartiers...

Regardons nos paroisses à 10 ans…Les églises ne seront plus nécessaires,  la cathédrale suffira à accueillir tous les cathos de la ville !

Alors pourquoi vous inquiéter ? Un seul prêtre suffira, pourvu qu’il reste quelques laïcs pour y venir !

Ne nous voilons pas la face, les années à venir seront difficiles pour les religieux, les religieuses et les laïcs,  notre famille Salésienne ne sera pas épargnée.

Il faudra donc que, comme toute famille, celle des Chrétiens comme celle des Salésiens, nous soyons tous attentifs à ceux qui nous précèdent comme à ceux qui devront porter l’Eglise de demain.

Pour cela il nous faudra nous serrer les coudes, comme dans une équipe de rugby à la mêlée, c'est-à-dire que laïcs et religieux(ses) s’entraident pour faire passer l’Evangile face à une attitude peu accueillante de la société civile de notre Europe de l’Ouest.

Peut-on imaginer que les religieux(ses) sauront  donner le temps suffisant pour accompagner les laïcs dans la mission que nous aurons collectivement à porter ?

Peut-on espérer que les laïcs auront suffisamment de ressources pour soutenir et prendre en charge les œuvres que les religieux(ses) ne pourront plus tenir seuls ?

Peut-on croire que nous saurons vivre l’Evangile entre laïcs et religieux pour annoncer l’Evangile ensemble ?

Devant la difficulté, soyons assurés que c’est notre faiblesse qui fera notre force, à l’image des premières communautés Chrétiennes qui ont été persécutés : et comme le jour arrive toujours après la nuit, notre Espérance se porte sur quelques jeunes, et d’autres encore jeunes qui se  mettront en équipes dans peu de temps…

Alors « A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples, à l'amour que vous aurez les uns pour les autres» (Jn 13, 35)

Denis LEFEBVRE

Conseiller provincial