Laïcs vous dites ? Mais que voulez vous dire ?
Bon regardons la définition : Est
un laïc celui qui ne relève pas du clergé, notamment dans une société
chrétienne. Dans l'Église catholique romaine, on désigne comme
« laïc » les personnes qui, tout en appartenant au sacerdoce commun
des fidèles, n'ont pas la responsabilité du sacerdoce ministériel.
Donc, au sein de l’Eglise catholique, nous avons tous un sacerdoce, de
fidèle ou ministériel, nous sommes donc complémentaires dans le peuple de Dieu ;
d’ailleurs notre Pape François nous le rappelle dans son discours lors de la Conclusion
du Synode sur la famille : « le devoir du Pape est celui de garantir
l’unité de l'Église, et celui de rappeler aux fidèles leur devoir de suivre
fidèlement l’Évangile du Christ, et celui de rappeler aux pasteurs que leur
premier devoir est de nourrir le troupeau que le Seigneur leur a confié et de
chercher à accueillir avec paternité et miséricorde et sans fausse peur les
brebis égarées ».
Aujourd’hui les Chrétiens de France se disent préoccupés
par la diminution du nombre de prêtres… et les religieux(ses) nous disent qu’ils n’ont plus le temps ni les
moyens de tout faire ! Oui c’est vrai, mais on devrait tout autant être
inquiet par la diminution des laïcs qui fréquentent les églises. Des laïcs qui
s’engagent dans l’Eglise. Des Laïcs qui ont le souci d’annoncer l’Evangile de
Jésus auprès des frères déchristianisés de nos quartiers...
Regardons nos
paroisses à 10 ans…Les églises ne seront plus nécessaires, la cathédrale suffira à accueillir tous les
cathos de la ville !
Alors pourquoi
vous inquiéter ? Un seul prêtre suffira, pourvu qu’il reste quelques laïcs
pour y venir !
Ne nous voilons
pas la face, les années à venir seront difficiles pour les religieux, les
religieuses et les laïcs, notre famille
Salésienne ne sera pas épargnée.
Il faudra donc
que, comme toute famille, celle des Chrétiens comme celle des Salésiens, nous
soyons tous attentifs à ceux qui nous précèdent comme à ceux qui devront porter
l’Eglise de demain.
Pour cela il
nous faudra nous serrer les coudes, comme dans une équipe de rugby à la mêlée,
c'est-à-dire que laïcs et religieux(ses) s’entraident pour faire passer
l’Evangile face à une attitude peu accueillante de la société civile de notre
Europe de l’Ouest.
Peut-on
imaginer que les religieux(ses) sauront
donner le temps suffisant pour accompagner les laïcs dans la mission que
nous aurons collectivement à porter ?
Peut-on espérer
que les laïcs auront suffisamment de ressources pour soutenir et prendre en
charge les œuvres que les religieux(ses) ne pourront plus tenir seuls ?
Peut-on croire
que nous saurons vivre l’Evangile entre laïcs et religieux pour annoncer
l’Evangile ensemble ?
Devant la
difficulté, soyons assurés que c’est notre faiblesse qui fera notre force, à
l’image des premières communautés Chrétiennes qui ont été persécutés : et
comme le jour arrive toujours après la nuit, notre Espérance se porte sur
quelques jeunes, et d’autres encore jeunes qui se mettront en équipes dans peu de temps…
Alors « A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes
disciples, à l'amour que vous aurez les uns pour les autres» (Jn 13, 35)
Denis LEFEBVRE
Conseiller provincial