Une histoire de trousse.
C’est la rentrée. Septembre
est un mois de reprise pour chacun, plus encore si nous sommes
en relation avec le monde scolaire et étudiant.
Avez vous, comme l’un de mes petits
enfants, trouvé une trousse
« super » : trois compartiments, l’un pour les crayons, l’autre
pour les feutres et le dernier pour tout le reste !!!!
Et nous que mettons nous dans cette trousse de
rentrée ? En réfléchissant je me suis dit que je vais mettre dans la mienne, l’Evangile dans la partie la plus grande, dans la
seconde, les mots clés de Don Bosco et dans la troisième le chapelet et quelques petits papiers où je
vais recopier le Notre Père, le Cantique
de Louange de saint François d’Assisse
et quelques autres prières … et en route pour l’année.
Il nous faut être solidement armé pour rester droit dans
ce monde qui vacille, il nous faut aussi de bonnes lunettes pour voir les
signes d’espoir dans la cohue du défaitisme : il nous faut voir notre Pape
à Cuba et l’accueil qui lui est fait, il
nous faut voir l’émigrant accueilli, le chômeur qui retravaille, la personne
guérie qui sort de l’hôpital, l’enfant qui rit en retrouvant ses copains, le
couple qui fête ses 50 ans de mariage, le jour se lever, le soleil qui luit et
la pluie qui arrose les cultures…, il nous faut voir dans la détresse des
conflits, dans les tribulations climatiques ou autres de notre terre, dans la
haine entres les gens ,… le sourire de l’autre et sa main tendue.
Oui, notre regard est important, il est
essentiel pour nous certes mais aussi pour l’autre qui nous voit. Ce regard
transmet l’espérance et la confiance et nous, nous pouvons l’avoir parce que
notre trousse est bien garnie. Merci, Seigneur de cette Grace et de ta
Confiance. Tu m’as permis de Te connaître.
Merci Seigneur de Ton amour, de me faire
comprendre « que la relation avec Toi n’est pas une petite ile dans notre
journée, loin des rencontres et du travail, mais qu’elle imprègne toutes nos
relations, nos choix petits ou grands » ainsi que l’écrit sœur Geneviève Pelsser,
la nouvelle provinciale des FMA.
Aide nous à être fidèle, à
accepter notre part de responsabilité et à ne pas avoir peur d’aller de
l’avant. Nous sommes un élément de ta création, ne l’oublions pas. Tu comptes
sur nous. Il nous faut répondre à ton appel et ne pas faire la sourde oreille.
Nous, salésiens coopérateurs,
sommes des passeurs de cette espérance
et de cette joie. Nous avons un gros travail à faire, celui de nous faire mieux
connaître, celui de discerner notre champ d’action, celui d’être cette courroie
de transmission de la foi que Dieu veut que nous soyons, parce qu’il nous a
placé là où nous sommes avec la force de la spiritualité salésienne.
Cette année, grâce aux
fiches que le père Calvarin nous a
transmises, nous allons réfléchir sur la famille. Merci d’abord pour tout le travail effectué ; Tous nous
sommes concernés. Tous, à défaut d’enfants ou de frères et sœurs, avons un papa
et une maman .Les réunions vont être
riches, mouvementées parfois. Il ne va pas falloir oublier que nous touchons un
sujet sensible et que la bienveillance et l’écoute seront plus que jamais
nécessaire ; La famille est d’actualité, notre Pèlerinage à Lourdes tourne autour, les évêques se réunissent en synode pour en
parler, et les évêques français ont déjà édité des ouvrages sur leurs propres réflexions. N’oublions pas
que Don Bosco a fait venir maman Marguerite auprès de lui et qu’il ne cessait
pas de dire que c’était la
Vierge, la maman de Jésus, qui « avait tout fait ».
Je suis certaine que nous
allons avancer dans le dialogue et la fraternité, nous nourrissant l’un de
l’autre.
Je souhaite donc à chacun de vous une très
bonne année. Plaçons-la sous la protection de maman Marguerite et de Marie
Auxiliatrice. Que Don Bosco nous épaule chaque jour pour que nous soyons auprès des jeunes et des
moins jeunes, un petit caillou sur le chemin de la foi et de la reconnaissance de l’amour de Dieu. A bientôt à Lourdes.
Chantal Kieffer coordinatrice provinciale des coopérateurs