Editorial Mars 2016, Chantal KIEFFER

Etre coopérateur, qu’est que cela veut dire ?

Le conseil mondial nous l’indique très clairement dans le message qu’il nous adresse à la suite de la tenue du conseil mondial des salésiens à Rome du 17 au 21 février 2016- .
Je voudrais dans cet éditorial me pencher sur la phrase suivante : le coopérateur, homme ou femme, est appelé à vivre en communion sa propre vocation dans l’unique mission au service des jeunes les plus pauvres.
Nous sommes des laïcs qui avons fait le choix d’aller à Dieu dans la spiritualité salésienne. Parfois nous avons fait ce choix en étant seul dans notre famille, parfois nous sommes entourés de personnes connaissant ou mettant en œuvre la spiritualité salésienne.
Mais nous avons notre propre vocation. Ce n’est pas celle de notre entourage, ce n’est pas celle d’une structure, salésienne ou autre, qui nous entoure ; c’est la notre, rien que la notre .Notre premier devoir c’est donc de bien la discerner, d’être au clair avec nous même, avec notre entourage. Qu’a-t-elle de spécifique, où est-ce que Dieu nous appelle, que veut Il de nous ? ; il est évident que si nous sommes entourés d’une œuvre salésienne, notre place est, peut-être, voire sans doute, d’être en lien avec cette dernière, mais ne tombons pas dans la facilité de confondre la vocation de la structure et la notre ; c’est bien notre mission que nous devons trouver.
Deuxième point : nous avons à la vivre en communion ; communion avec qui ?, le texte ne le dit pas . Je dirais communion avec ceux qui nous entoure, quel qu’ils soient, chrétiens ou non, salésiens ou non, notre entourage familial, de travail, de loisirs. Etre en communion, cela veut dire partager des idées certes, une réflexion mais parfois un sourire, en tout cas un regard sur la vie et une façon ,de faire face aux événements, d’être présent là ou nous sommes. Ce partage, cette communion c’est le contraire d’une vie égoïste, isolée. Notre association a bien pris en compte cette nécessité, nous sommes organisés en groupe. Essayons donc de partager au mieux, avec tous ses membres ce qui fait notre vie, donnons nous les forces qui nous manquent, travaillons dans la confiance, le respect, la sollicitude envers l’autre. Que le tour de table que nous pratiquons ne soit pas un rite vide de sens. Qu’il soit l’expression de notre désir de vivre en salésien.
Troisième axe de notre vocation, peut être la plus facile à cerner. Etre au service des jeunes les plus pauvres ; c’est le mot pauvre que j’aimerais décliner: des pauvretés nous en connaissons : la pauvreté matérielle mais aussi toutes les autres. Ces dernières sont souvent moins visibles, et parfois plus importantes, plus difficile à comprendre. Ne les oublions pas, là aussi faisons preuve de discernement et d’écoute. Allons, si nous le pouvons, là où est cette pauvreté, cette solitude, ce mal être…..Elle ne concerne pas toujours les plus jeunes ? Notre vocation peut s’élargir à d’autres publics, sans oublier, certes, notre champ d’action prioritaire.
Nous avons réfléchi à tout cela, Nous le vivons déjà , mais il est bon de se le rappeler pour ne pas se laisser engloutir par le quotidien, l’habituel, le facile… Il me semble donc nécessaire que nous nous posions un moment, faisions un temps de silence dans nos actions, pour nous replacer à l’écoute du Seigneur et voir ce qu’être salésien coopérateur veut dire aujourd’hui pour chacun de nous.
Le temps de Pâques, temps d’espérance s’il en est doit nous porter sur ce chemin. Confions à Don Bosco, à Maman Marguerite toute notre réflexion.
Joyeux chemin, Bonnes Pâques, Que le Seigneur soit avec vous.
Chantal KIEFFER,
Coordinatrice provinciale